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Age d'or du cinéma cubain (L')

2005, documentaire, 52 min, couleur

Réalisation : Ramon Suarez

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En 1959, après la chute de Batista, le cinéma cubain profite de l’élan révolutionnaire et connaît un renouveau sans précédent.

Images

Résumé

En 1959, après la chute de Batista, le cinéma cubain profite de l’élan révolutionnaire et connaît un renouveau sans précédent. Le régime castriste crée l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques (l’ICAIC) et veut véhiculer une image nouvelle du citoyen cubain. Images d’archives, interviews de cinéastes et nombreux extraits de films témoignent de cette période historique du pays.

Considéré comme l’acte de naissance du cinéma révolutionnaire cubain, El Megano (1955) s’inspire du néoréalisme italien pour dénoncer le pouvoir en place et révèle Julio Garcia Espinosa, Tomas Gutierrez Alea et Alfredo Guevara – qui prendra la tête de l’ICAIC. "Dans la Révolution, tout ! Contre la Révolution, rien !" annonce Fidel Castro. L’ICAIC va censurer la vision des bordels dans P.M., de Saba Cabrera et Orlando Leal (1961), lui préférant celle des paysans en lutte de Realendo 18, d'Oscar Torres (1961), ou l’éveil politique de El Joven Rebelde, de J. G. Espinosa (1962). Tout en imposant de grands sujets historiques, la politique culturelle permet aussi à de nouveaux talents de s’épanouir. En 1968, sont produits deux films novateurs : le baroque Lucia, du jeune Humberto Solas, et le dialectique Memorias del Subdesarrollo, que réalise T. G. Alea avant de s’exiler, comme beaucoup d’autres artistes fuyant le durcissement d'un régime qui sonne le glas de cet âge d’or.

(Martin Drouot)

Descriptif technique

Production
Zarafa Films, Automatic
Participation
CNC, Ciné Classic
Réalisation
Ramon Suarez
Année
2005
Durée
52'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne