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2009, documentaire, 82 min, couleur

Réalisation : Julia Varga

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Les adolescents qui entrent à Mosaïque à Aubervilliers n’ont pas rendez-vous.

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Résumé

Les adolescents qui entrent à Mosaïque à Aubervilliers n’ont pas rendez-vous. Cette antenne du Service hygiène et santé de la ville est ouverte à tous les petits bobos, aux blablas, aux silences et aux larmes. Deux adultes sont là pour ces jeunes dont l’humiliation et la violence sont le lot quotidien. Sans autre mission que de les écouter, les raccommoder, leur donner des repères et les aider à se relever quand ils se sentent plus bas que terre.

Plasticienne en résidence aux Laboratoires d’Aubervilliers, Julia Varga s’est engagée dans un partenariat avec cette petite structure d’action sociale locale. Avec l’objectif de travailler sur l’estime de soi qui manque tant aux jeunes de la banlieue. Le cinéma s’est imposé à elle comme un moyen de tisser des liens avec eux. Elle a installé caméra et micros pendant plus d’un an dans le local de Mosaïque, à l’affût, disponible à tout ce qui pouvait s’y produire, sans rien mettre en scène. Constitué de micro-récits traités en longs plans-séquence, le film donne avec sérieux et générosité la parole à ces filles et garçons sans voix. Quand les mots manquent cruellement, les gestes – se vernir les ongles, tapoter sur son portable – et les corps – recroquevillés, vautrés, affalés, couturés - disent très crûment la douleur d’être des vauriens (vaut rien), des exclus, des décrocheurs, des graines de "racaille".

(Eva Ségal)

Descriptif technique

Production
J. Varga, Les Laboratoires d'Aubervilliers, Service communal d'hygiène et de santé, CG Seine-Saint-Denis
Réalisation
Julia Varga
Année
2009
Durée
82'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne

Avis

Sélectionné par

Julia Varga expose très clairement le rôle que joue la structure d'accueil Mosaïque à Aubervilliers en faisant de son film un témoignage de moments de liberté où les paroles s'échangent et où parfois la colère surgit, un sentiment d'incompréhension pour certains jeunes s'avérant flagrant. Le processus filmique est posé d’emblée, les enfants savent qu'ils sont filmés, parfois en jouent, mais l'oublient le plus souvent. La réalisatrice réussit à filmer l'innocence qu'il y a en chacun de ces adolescents même si certains sont déjà considérés comme perdus par la société. Ils retrouvent un peu de leur place à Mosaïque et leurs yeux crépitent devant la caméra. Ils habitent pleinement le cadre exigu qui leur est donné.

(Christine Puig, Médiathèque José Cabanis de Toulouse)