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2014, documentaire, 13 min, couleur

Réalisation : Elise Boutié, Nakita Lameiras Ah-Kite

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Ce soir de championnat, les hommes d’Istanbul sont privés de stade et les tribunes (50 000 places) sont offertes gratuitement aux femmes et aux enfants.

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Résumé

Ce soir de championnat, les hommes d’Istanbul sont privés de stade et les tribunes (50 000 places) sont offertes gratuitement aux femmes et aux enfants. Ainsi en a décidé la fédération turque de football pour sanctionner les hooligans locaux. Match nul sur le terrain (1-1) mais le spectacle est ailleurs. Tandis que les hommes rongent leur frein dans l’ombre en maugréant, les jeunes femmes rayonnent et exultent en pleine lumière.

Au plus près des visages, la caméra se fond dans la foule des femmes et des enfants. Beaucoup viennent au stade pour la première fois. Avec ou sans foulards. D’austères grands-mères, visiblement étrangères au football, ne sont là que pour chaperonner les jeunes filles. Celles-ci apprennent vite leur rôle de supporters et sur leurs visages se lit une joie singulière qui dépasse de loin les enjeux du sport. Le temps d’un match, l’espace public leur appartient. Maintenus en lisière, les hommes restent dans la nuit. Mauvais perdants, certains s’empressent de dénoncer un match minable, voire truqué. Ils attendent la troisième mi-temps pour prendre leur revanche. Avec force coups de klaxon, les jeunes mâles reprennent alors possession de la ville. Document sur un événement hors normes, ce court métrage met en scène les oppositions mais sans manichéisme. On y voit aussi des hommes bienveillants et des épouses qui, depuis les tribunes du stade, téléphonent à leurs maris.  

(Eva Ségal)

Descriptif technique

Production
E. Boutié, N. Lameiras Ah-Kite
Réalisation
Elise Boutié, Nakita Lameiras Ah-Kite
Année
2014
Durée
13'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne

Avis

Sélectionné par

Avec un montage rythmé, les deux réalisatrices signent un film  court mettant à l'honneur les supportrices stambouliotes venues passer un moment joyeux, prêtes à en découdre avec l'arbitre mais soutenant leurs joueurs avec des encouragements et des chants d'amour : "Au centre mon agneau, au centre" ; "Mon cher amour, dis-moi qui d'autre ai-je à part toi." Le contraste avec les réactions des hommes à l'extérieur fait sourire, jaune. Grossiers, machistes, ils sont persuadés qu’il n’y aurait pas eu match nul s’ils avaient été présents dans le stade. Un film féministe, réalisé par une équipe féminine, drôle et politique, pouvant illustrer une thématique sur le sport comme sur la place des femmes.

(Sarah Doucet, Médiathèque d'Orléans)