Catalogue

Premiers Pas du cinéma (Les)

2004, documentaire, 104 min, couleur

Réalisation : Eric Lange

Vidéos

1. Un Rêve en couleur

2. A la recherche du son

Images

Résumé

1. Un Rêve en couleur. Grises, telles apparaissaient à certains les premières images de cinéma. Même si les projections sont à l’époque accompagnées d’un concert de louanges, ce bémol est pris au sérieux et l’on entre rapidement dans une surenchère technique aux résultats divers, pour tenter d'être au plus proche de la réalité. Éric Lange retrace le chemin qui mène le cinéma à la couleur, montant des images d’archives et de films de plus en plus bariolées. Si l’histoire du cinéma considère Betty Sharp (1935) de Rouben Mamoulian comme le premier film en couleur, les expériences de reproduction du spectre lumineux sur image filmique sont nombreuses dès la fin du XIXe siècle. À côté du teintage et du virage, l’un des systèmes les plus employés consiste à colorier chaque photogramme. Mais si les résultats sont parfois magnifiques – voir cette femme jouer de sa longue robe à la manière d’un papillon multicolore –, le travail exigé est titanesque. On cherche donc à reproduire la couleur dès la prise de vue. En 1915, Kalmus fonde Technicolor qui parvient à doubler Eastman Color. On trouve déjà dans La Cucaracha (1934) – plus précisément sur les robes des danseuses et sur leurs lèvres – ce rouge qui fera la célébrité de la société américaine. En Allemagne, AGFA offre au Führer la couleur pour filmer la jeunesse qui avance en rangs serrés vers la guerre ; la recherche de la couleur était aussi motivée par des considérations idéologiques...
 

2. A la recherche du son. Une mère affolée devant son berceau qui lui échappe, la bouche grande ouverte... et pourtant, aucun cri ne vient crever le silence du Cuirassé Potemkine (1925). Il faut attendre 1927 pour enfin audio-voir un film parlant. Mêlant archives, films et animations, Éric Lange suit le tâtonnement de savants fous dont le travail est couronné par cette prouesse technique qu’est Le Chanteur de Jazz. Raconter l’histoire du son au cinéma, c’est avant tout raconter les expériences successives pour tenter d’associer un son synchrone à l’image. Cela se passa tout d’abord dans la salle : un bonimenteur inventait quelques dialogues, ou un orchestre, dirigé par une baguette en bas de l’écran comme dans Le Comte de Criolet (1923), accompagnait le film. Mais ces procédés cocasses restèrent peu concluants : "C’est à peu près ça !" laisse échapper un homme devant une machine censée reproduire le bruit d’une voiture. Comme restera peu concluant l’emploi d’un disque sur lequel la bande-son du film était enregistrée – paradoxe, c’est ce principe qui est repris aujourd’hui pour le DTS (Digital Theater Sound). Fin des années 1920, c’est finalement le son optique qui remportera la mise. Assis à son bureau, l’inventeur Theodore Kayes en explique fièrement le procédé, avant de laisser place au duo surréaliste d’un dandy et d’un canard, pour une vérification in extenso du prix de sa découverte.

(Teddy Lussi)

Descriptif technique

Production
Lobster Films, Histoire
Participation
CNC
Réalisation
Eric Lange
Conception
Eric Lange, Serge Bromberg
Année
2004
Durée
104' (2x52')
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne