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Valse des fleurs - Divertissement 138 (vol. 8)

1985, captation, 39 min, couleur

Réalisation : Charles Picq

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Dépositaire du fonds Dominique Bagouet géré par Les Carnets Bagouet, Images de la culture a composé une collection de 29 "volumes" sur support DVD. Captations, adaptations, recréations pour l'image, documentaires, ces "volumes" suivent un ordre chronologique dans le parcours du chorégraphe. Certains "volumes" proposent plusieurs films sur DVD, mais ceux-ci sont disponibles à l'unité sur fichier numérique.

Images

Résumé

Valse des fleurs. En 1983, pour l’ouverture du 3e festival Montpellier Danse dont il a passé la direction à Jean-Paul Montanari, Dominique Bagouet lâche d’imposants personnages emballés dans des crinolines aux couleurs fluos, sur la longue esplanade qui part du théâtre municipal. Ces fleurs, mi-baroques mi-romantiques, accompagnées dans leur déambulation par la musique de La Belle au bois dormant, ont renoncé aux arabesques pour se contenter des mines délicates et ennuyées qui conviennent à leur encombrement. Puis, tandis que les fleurs s’installent en bordure, Catherine Legrand émerge de sa crinoline en une combinaison d’un rouge et d’une modernité parfaitement hors de propos, et entame un grand solo décidé, occupant à elle seule les centaines de mètres carrés laissés libres de la pelouse. Etrange, franchement kitsch, cette Valse des fleurs est l'hommage ironique d'un ancien danseur classique aux héritages empesés du romantisme, mais certainement aussi un commentaire crypté sur les honneurs que rend la Ville de Montpellier au jeune chorégraphe, directeur du Centre chorégraphique régional, et sur les contraintes d'affichage ou de lisibilité qui vont avec. Cette ouverture surréaliste de festival donne aussi un aperçu du climat particulier des débuts de Montpellier Danse, avec ses "déjà-habitués", ses sites de prédilection, la nonchalance méditerranéenne de ses expositions en extérieur.

Divertissement 138. Cet événement avait pour mission d’inaugurer dignement la place du Nombre d’or, cœur de l’ensemble architectural fraîchement construit par Ricardo Bofil et fleuron des investissements de prestige de la Ville de Montpellier. À l’aide de longs bâtons, les danseurs manipulent d’immenses marionnettes juchées sur leurs épaules, élégantes créatures emplumées aux figures de plâtre. Encadrées par une partition de percussions interprétée par certains des danseurs, trois petites musiques de Mozart - les mêmes que dans Désert d'amour, créé l'année précédente - animent cette étrange cérémonie, où les créatures esquissent quelques figures baroques avec la lenteur imposée par leur haute taille. L'ensemble évoque un intrigant théâtre d'un autre temps, comme un Bread and Puppet précieux, dans un décor qui, tout réel qu'il soit, semble de carton pâte.

(Isabelle Ginot)

Descriptif technique

Production
Les Carnets Bagouet
Danseur
Sylvie Giron, Nuch Grenet, Sonia Onckelinx, Sarah Charrier, Priscilla Danton, Angelin Preljocaj, Marucha Castillo, Christian Bourigault, Dominique Noel, Michel Kelemenis, Jean-Pierre Alvarez, Dominique Bagouet, Catherine Legrand, Claire Chancé, Michèle Rust, Bernard Glandier
Chorégraphie
Dominique Bagouet
Musique
Wolfgang Amadeus Mozart, Piotr Ilitch Tchaïkovski
Réalisation
Charles Picq
Année
1985
Durée
39' (24' + 15')
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Captation
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne