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Vivere

2016, documentaire, 110 min, couleur

Réalisation : Judith Abitbol

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Paola, qui voyage beaucoup, vient régulièrement rendre visite à sa mère Ede à Tredozio.

Images

Résumé

Paola, qui voyage beaucoup, vient régulièrement rendre visite à sa mère Ede à Tredozio, petite ville ouvrière d’Italie, blottie dans les collines de l’Apennin. Les deux femmes échangent des signes de tendresse et de complicité, partagent la joie et les souvenirs d’un moment de vacances. Mais, avec le temps, Ede éprouve des difficultés à s’exprimer, premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer.

Malgré la gravité de son sujet, Vivere indique par l’impératif de son titre l’unique réponse que Paola va trouver à la maladie de sa mère : continuer à vivre, ce qui pour ces deux femmes signifie vivre dans la joie. L’amour pour sa mère, qui frappe dès la première séquence du film, leur intense complicité, Paola devra lutter pour les maintenir coûte que coûte, au-delà de la dégénérescence qui perturbe chaque jour un peu plus l’esprit d’Ede. Cette dernière, parfois souffrante, s’exprime par bribes, répète sans cesse les vers d’une chanson, Je suis paysanne, perd les contours de son moi, semble revenir en enfance. Mais elle montre une sensibilité extrême à la musique et aux personnes qui l’entourent, dont elle caresse la joue, à qui elle sourit. Les moments de danse et de chant, où la mémoire ne semble plus faillir, où l’énergie de la vie éclate, sont les plus surprenants passages de ce film qui s’affronte avec délicatesse à une maladie aussi déchirante que mystérieuse.  

(Sylvain Maestraggi)

Descriptif technique

Production
Godot Production, Triune Productions
Réalisation
Judith Abitbol
Année
2016
Durée
110'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne

Avis

Sélectionné par

Un film sur une relation humaine extraordinaire, interrogeant la vie et la mort et plaçant le spectateur dans une situation confortable d’accompagnant et de soutien. Sans voyeurisme, avec un respect profond, toujours axé sur les aspects heureux des moments filmés, sans pour autant cacher la déchéance progressive d’Ede, la réalisatrice Judith Abitbol a su trouver sa place et se faire accepter, comme un témoin de leurs derniers instants. Les nombreux regards vers la caméra montrent combien cette aventure s’est vécue à trois, et la réalisatrice est restée dans une position effacée permettant au spectateur d’être ce troisième témoin.

(Jean-François Baudin, BDP du Rhône)