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Image You Missed (The)

Nouveauté

2018, documentaire, 73 min, couleur

Réalisation : Donal Foreman

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Donal Foreman retrace le parcours de son père Arthur MacCaig, cinéaste américain installé au coeur du conflit nord-irlandais dans les années 1970.

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Résumé

Le réalisateur Donal Foreman retrace le parcours de son père Arthur MacCaig (1948-2008), cinéaste américain d’ascendance irlandaise, qui a consacré plus de trente ans de sa vie à documenter la lutte pour la libération de l’Irlande du Nord. À travers un montage d’extraits de ses films, le fils cherche à reconstituer une image manquante : celle d’un père absent, vivant en exil, dévoué à son œuvre et mort prématurément.

Il se peut que la beauté ait renforcé notre détermination, tel est le nom de la collection dirigée par Nicole Brenez et Philippe Grandrieux à laquelle appartient The Image You Missed. La formule est due à Masao Adachi, autre cinéaste radical, exilé au Liban, à l’époque où Arthur MacCaig se passionnait pour l’Irlande du Nord, au milieu des années 1970. Parti en voyage à Belfast sans savoir ce qu’il y trouverait, MacCaig fut tellement frappé par l’écart entre la réalité du conflit et l’image que la presse en donnait, qu’il décida d’y consacrer un film (The Patriot Game, 1979), puis son œuvre entière. L’image manquante du titre, c’est alors celle que recherche le père. Elle trouve un écho dans les fresques qui ornent les murs de Belfast. Mais en se jetant à corps perdu dans la lutte, l’homme a laissé dernière lui une femme et un fils. Ce dernier, en brassant les archives de son père, cherche à composer une autre image : celle d’une obsession dévorante et paradoxalement aveugle.

(Sylvain Maestraggi)

Descriptif technique

Production
D. Foreman
Participation
Arts Council of Ireland, Epileptic
Réalisation
Donal Foreman
Sujet
Arthur MacCaig
Année
2018
Durée
73'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne

Avis

Sélectionné par

Le film de Donal Foreman fait des allers-retours entre les années 1980-90 et 2016, et son montage travaille habilement sur deux dimensions, entre archives de guerre et archives familiales. Il alterne les images du conflit, de son père, de la famille, donne à entendre des lettres. Une tradition de graffs s’est installée sur les murs irlandais, les slogans de 1987 laissant maintenant place à des messages de paix. Ils sont une façon de garder la mémoire vivante, de ne pas oublier que la paix est récente, que le conflit a emporté 3500 personnes, fait 40000 blessés. Les images d’un pays en guerre sont nécessairement violentes mais Donal Foreman parvient à y glisser une recherche sensible de la figure du père. Père qu’il avait revu après 11 ans d’absence en 2008 à Paris, quelques mois avant sa mort.

(Stéphane Miette, Médiathèque départementale de Seine et Marne, Le Mée-sur-Seine)