Catalogue

O Rio de Janeiro Continua Lindo

Nouveauté

2025, documentaire, 24 min, couleur

Réalisation : Felipe Casanova

Vidéos

O Rio de Janeiro continua lindo nous donne à entendre la voix d’une mère, à travers une lettre qu’elle adresse à son fils disparu. « Je n’aurais jamais cru que ton assassin serait l’État brésilien », l’entend-on dire. Partant du territoire de l’intime, le film tisse avec finesse une polyphonie de voix, de sons et d’images qui font résonner les voix endeuillées de celles et ceux qui ont perdu un proche, victime de violences policières.

Images

Résumé

O Rio de Janeiro continua lindo nous donne à entendre la voix d’une mère, à travers une lettre qu’elle adresse à son fils disparu. « Je n’aurais jamais cru que ton assassin serait l’État brésilien », l’entend-on dire. Partant du territoire de l’intime, le film tisse avec finesse une polyphonie de voix, de sons et d’images qui font résonner les voix endeuillées de celles et ceux qui ont perdu un proche, victime de violences policières.

Dans la foule du carnaval de Rio, Ilma a pris l’habitude de chercher le visage de son fils. Depuis la perte de son enfant, elle est traversée par l’espoir qu’il puisse réapparaître, au coin d’une rue, derrière une fenêtre. Elle lui adresse une lettre que sa voix fait entendre tandis que défilent les images du carnaval. Le son, souvent sourd, manquant, ou désynchronisé, raconte cette mémoire qui achoppe – la douleur de la perte ; l’écart entre le vécu d’une mère et les mensonges de l’État raciste, ici représenté par un tribunal vide ou des archives de la dictature militaire. Le récit individuel glisse progressivement vers le collectif, cet enfant sans nom pourrait être n’importe lequel de celles et ceux que l’on découvre sur des affiches et des tee-shirts brandis par celleux qui demandent justice. Cette lettre, fictive – fruit d’un travail d’écriture fait à partir d’autres lettres recueillies par le cinéaste – fait résonner toutes ces voix, nichées au cœur du carnaval de Rio qui devient ici un cortège pour la mémoire des disparu·es.

(Chloé Vurpillot)

Festival de Clermont-Ferrand - Prix du meilleur film documentaire 2026

Descriptif technique

Production
Un point bleu pâle, Cruising Pictures
Participation
Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles
Réalisation
Felipe Casanova
Auteur
Delphine Girard
Année
2025
Durée
24'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne