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Dans le prolongement de son court métrage Le Veilleur tourné à Jihan, en Chine, et sorti en 2018, Lou du Pontavice co-réalise en 2024 avec Victoire Bonin Grais le long, au titre éponyme. L'on y suit Guangdong, veilleur de nuit et Baoyan, concierge dans un hôtel de luxe, dont le fils unique Zhaohang est parti étudier en Estonie. Si cet éloignement géographique est bien le fruit de la volonté du couple, il en creuse d'autres entre le jeune homme et sa famille. Des distances sociales, culturelles, sensibles que le film saisit patiemment dans une chronique au long cours.
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Résumé
Dans le prolongement de son court métrage Le Veilleur tourné à Jihan, en Chine, et sorti en 2018, Lou du Pontavice co-réalise en 2024 avec Victoire Bonin Grais le long, au titre éponyme. L'on y suit Guangdong, veilleur de nuit et Baoyan, concierge dans un hôtel de luxe, dont le fils unique Zhaohang est parti étudier en Estonie. Si cet éloignement géographique est bien le fruit de la volonté du couple, il en creuse d'autres entre le jeune homme et sa famille. Des distances sociales, culturelles, sensibles que le film saisit patiemment dans une chronique au long cours.
Pékin, 2017, conservatoire central de musique. Guangdong, qui travaille là, y accueille son fils avant de l'écouter répéter – le garçon de quatorze ans étudiant le cor d'harmonie dans cet établissement renommé. Puis, nous voici quelques années plus tard. Zhaohang a émigré pour mener une carrière musicale et le film va ainsi explorer avec une infinie douceur – un tempérament soutenu par la musique originale de Camille El Bacha – les questions de l'attente et de la séparation. Allant de la lointaine Estonie à Jinan, les deux cinéastes captent au plus près des visages la mélancolie grandissante, la solitude rampante et les écarts qui se creusent au sein du trio. Mais au-delà du fait que Baoyan et Guangdong semblent déchirés entre le passé (synonyme de moments heureux avec leur fils) et le futur (tendu vers l'espoir que Zhaohang accède à une vie meilleure et que tous deux puissent émigrer), Le Veilleur donne aussi à voir la beauté aussi simple que fugace de l'instant présent.
(Caroline Châtelet)
Descriptif technique
- Production
- Hutong Productions
- Participation
- Scam - Brouillon d'un rêve, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Nouvelle-Aquitaine, Département de la Dordogne, Bourse documentaire Jean-Luc Lagardère, FWB
- Réalisation
- Lou du Pontavice, Victoire Bonin Grais
- Année
- 2024
- Durée
- 77'
- Double disque
- non
- Couleur / N&B
- couleur
- Genre
- Documentaire
- Diffusion
-
- Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques : oui
- Projection publique : oui
- Diffusion en ligne : oui
Avis
Sélectionné par 
La politique de l’enfant unique en Chine est le socle de ce film. Elle crée un cadre où la responsabilité parentale prend une dimension particulière : veiller sur l’enfant devient non seulement un devoir, mais presque une mission. Le « veilleur » devient alors une idée autant qu’une personne : père et mère bienveillants sur l’enfant. La famille se construit ainsi dans la projection d’un avenir où l’enfant s’émancipe grâce à son talent, un talent que les parents soutiennent avec constance. Lorsque Zhaohang migre pour poursuivre ses études, la dynamique familiale se transforme. S’esquisse alors ce poids que porte Zhaohang, il est responsable de l’image, parfois idéalisée, que ses parents portent sur lui. Tout ceci se montre avec douceur et un ton sensible, par les appels téléphoniques qui maintiennent le lien avec le fils parti à l’étranger. Le couple parental seul apparaît ainsi dans sa réalité la plus nue, parfois risible, révélant que l’enfant était souvent l’élément central qui maintenait l’équilibre et la cohésion du foyer.
Montserrat Sanchez Mercier, Consortium Couperin

