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2019, documentaire, 53 min, couleur
Réalisation : Alexandre Hilaire
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Résumé
L’histoire du cinéma antillais, intiment liée à la colonisation, est faite de trous. Ce film retrace sa difficile naissance grâce aux extraits de films, aux archives, montrant notamment Aimé Césaire, et aux entretiens avec des réalisateurs de plusieurs générations comme Christian Lara, Euzhan Palcy et Jean-Claude Barny ou avec la journaliste Osange Silou-Kieffer. A travers les soubresauts de son cinéma, se dessine l’histoire d’un peuple en manque d’image.
La montagne est verte de Jean Lehérissey (1950) est le premier film qui donne des rôles valorisants à des Martiniquais. S’il est réalisé par un Blanc, il ouvre la voie à d’autres qui offrent une représentation de l’intérieur, dans la continuité de la pensée de la négritude d’Aimé Césaire, comme l’engagé La Machette et le Marteau (1975) de Gabriel Glissant ou encore Coco la Fleur, candidat (1979) de Christian Lara, entièrement tourné en créole. Dans Rue Cases-Nègres (1983), Euzhan Palcy multiplie les gros plans pour montrer des visages qui n’ont jamais été filmés. Le film est un succès mondial, mais le cinéma antillais tarde toujours à se déployer. Une nouvelle génération de films, à l’image du guadeloupéen Nèg Maron (2005) de Jean-Claude Barny, s’inscrit dans les paysages d’Outre-mer mais s’inspire d’un cinéma international, et une comédie comme La Première Etoile (2009) de Lucien Jean-Baptiste pose ouvertement la question de la double culture des Antillais.
(Martin Drouot)
Descriptif technique
- Production
- Talweg
- Participation
- CNC, France Télévisions, Procirep, Angoa, ministère des Outre-mer, Région Guadeloupe, TV5 Monde
- Réalisation
- Alexandre Hilaire
- Année
- 2019
- Durée
- 53'
- Double disque
- non
- Couleur / N&B
- couleur
- Genre
- Documentaire
- Diffusion
-
- Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques : oui
- Projection publique : oui
- Diffusion en ligne : oui