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Seul Franju

2019, documentaire, 53 min, couleur

Réalisation : Sonia Cantalapiedra

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Portrait du cinéaste Georges Franju.

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Résumé

Cinéphile passionné, Georges Franju (1912-1987) crée la Cinémathèque française avec Henri Langlois en 1936, puis après-guerre il réalise des films qui n’appartiennent à aucune mouvance. La parole retrouvée du cinéaste et les entretiens avec l’ancien directeur de la Cinémathèque suisse Freddy Buache, l’écrivain Gérard Leblanc et l’actrice Francine Bergé donnent des clefs pour mieux cerner cette œuvre inclassable.

Grand pourfendeur de l’hypocrisie, Franju filme ce qu’il déteste : la violence des abattoirs lui inspire l’inoubliable Sang des bêtes (1948). Il accepte des commandes pour mieux les détourner par le biais d’une voix off ironique ou d’associations d’images surprenantes, comme dans Les Poussières (1954) qui dévoile les dangers de l’industrialisation. Derrière le film apparent, il y a toujours un film latent qui est la critique du premier. La Tête contre les murs (1958), tourné dans un asile, montre la logique derrière le délire. Le cinéaste repère lors du tournage une figurante, Edith Scob, qui devient sa muse dans Les Yeux sans visage (1960). Aux héros, Franju préfère les héroïnes, aux stars les visages qui inspirent le merveilleux. Dans Thérèse Desqueyroux (1962), il fait du personnage du roman de Mauriac un symbole d’insubordination. Dans Judex (1963), il rend hommage aux séries fantastiques de Feuillade. Les romans adaptés et les genres revisités sont des masques qui lui permettent de remettre en question la normalité du monde.

(Martin Drouot)

Descriptif technique

Production
Les Films d'un Jour, Ciné+
Participation
CNC, Procirep, Angoa
Réalisation
Sonia Cantalapiedra
Année
2019
Durée
53'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne