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Happy Today

Nouveauté

2017, documentaire, 18 min, couleur

Réalisation : Giulio Tonincelli

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Au nord de l'Ouganda, dans la région d'Acholi, vit Lagua Leo Patricia, sage-femme en devenir. 

Images

Résumé

Au nord de l'Ouganda, dans la région d'Acholi, vit Lagua Leo Patricia, sage-femme en devenir. Tirant son intitulé de ses prénoms – Lagua signifiant heureuse et Leo, aujourd'hui – Happy Today raconte l'histoire de cette jeune orpheline, étudiante dans un hôpital presbytérien. Récit lumineux à la première personne et en off, le film alterne des images des paysages de cette région reculée et celles de l'école et de l'hôpital.

Dans une pièce dénudée, une femme sous perfusion, filmée en plan poitrine, geint doucement. À ce premier plan, dont on comprend plus tard qu'il est l'aboutissement du cheminement d'Happy Today, se succèdent un village de huttes, des enfants qui jouent, une femme qui tire de l'eau au puits... Le sens de ces visions lointaines nous est révélé par Lagua Leo Patricia. Faisant face à des paysages à la beauté saisissante, elle s'interroge : "Puisque Dieu a voulu m'offrir autant de beauté, ne pourrais-je pas offrir ma vie au peuple ougandais ?" Tandis que défilent les images de son quotidien - cours, prières, chants collectifs, débuts à l'hôpital - elle raconte son origine familiale, son arrivée dans l'école, ses convictions religieuses. Avec pudeur et délicatesse, Happy Today montre la mission que s'est attribuée la jeune femme : aider à donner la vie. Le film se termine sur ce geste, la simplicité formelle de la réalisation amplifiant la puissance de ce moment.

(Caroline Châtelet)

Descriptif technique

Production
Filmo 2, Ombre Rosse Film Production
Conception
Jessica Pepper Peterson, Giulio Tonincelli
Réalisation
Giulio Tonincelli
Année
2017
Durée
18'
Double disque
Couleur / N&B
couleur
Genre
Documentaire
Diffusion
  • Prêt aux particuliers par l'intermédiaire des médiathèques
  • Projection publique
  • Diffusion en ligne

Avis

Sélectionné par

Une jeune orpheline ougandaise devenue sage-femme dans un hôpital presbytérien raconte son métier, qu’elle exerce comme un sacerdoce. Avec une grande simplicité, Patricia livre un témoignage sur des images décrivant très furtivement les rituels propres à l’institution, qu’on croirait d’ailleurs directement hérités de l’époque coloniale. Quelques-uns des moments qui rythment la journée de Patricia se succèdent ainsi : l’appel dans la cour, la salle de formation, les chants pour célébrer leur amour de Dieu et sceller leur engagement. Son témoignage est brodé sur le “ciné-fil” narratif du quotidien de l’hôpital, auquel s’ajoute la relation très directe avec Patricia (aucun médecin ne semble intervenir), d’une femme venue accoucher dans le plus simple appareil. Le caractère très allusif du récit n’exclut cependant pas l’émotion, qui surgit dans la séquence finale, et s’impose avec la force de l’évidence, grâce à la grande habilité narrative du film.

(Julien Farenc, BPI - Bibliothèque Publique d’Information, Paris)